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Introduction

Bienvenue à Conne River
Conne River 2009
© Université Memorial

La côte sud de Terre-Neuve présente une face dénudée et rocheuse à l’Atlantique, une falaise impressionnante interrompue par des fjords déchiquetés et des anses n’offrant qu’une piètre protection contre vents et marées. À mi-chemin, le littoral s’incurve d’une cinquantaine de kilomètres esquissant  la baie d’Espoir, nom transformé par la population anglophone en « Bay d’Espoir ». Peu avant l’extrémité nord, le bras de mer Conne Arm bifurque vers l’est se transformant en un passage étroit, ou goulet, avant de reprendre de l’ampleur à l’embouchure de la rivière Conne. Sur le rivage de ce bras de mer, à proximité du goulet, se trouve le village de Conne River. Six communautés non-autochtones occupent la côte de la baie d’Espoir en face.

Paysage à Conne River : chutes d'eau
Conne River 2009
© Université Memorial

La première indication d’une association entre les Micmacs et une présence micmacque dans l’anse était la nouvelle alarmante, transmise par Palliser à la British Admiralty en 1766, qu’un groupe de plus de 200 Micmacs avait débarqué à la baie d’Espoir. L’endroit offrait certains avantages aux chasseurs. La baie coupe en deux les pâturages du caribou, deux landes délimitées par les rivières Grey et Salmon vers l’ouest et par les baies de Fortune et de Plaisance vers le sud. La proximité du gros gibier était essentielle surtout en hiver. Les rivières Salmon et Baie du Nord convergent vers la baie d’Espoir, Conne River étant à peu près à mi-chemin entre les deux. Les deux ouvraient la porte des riches terrains de chasse et de trappe. Saumons, truites, bernaches et canards fréquentaient les ruisseaux Conne et Southeast. Le goulet contenait en abondance des anguilles, un des mets préférés des Micmacs. Les côtes boisées de la baie offraient abri, bois à brûler et petit gibier.

Paysage à Conne River : rivière
Conne River 2009
© Université Memorial

Ailleurs sur la côte sud, les forêts éparses se composaient d’arbres rabougris. La baie d’Espoir avait des peuplements importants de résineux et de feuillus. Les Micmacs s’étaient installés dans un certain nombre de campements temporaires dans la partie supérieure de l’anse. Ils changeaient régulièrement de campement alternant entre la côte en été et l’intérieur des terres en hiver.

Extrait de «On the Country»: The Micmac of Newfoundland. Doug Jackson, auteur, Gerald Penney, éditeur, St. John's : Harry Cuff Publications Limited, ©1993. Droits d'auteur : Miawpukek Mi'kamawey Mawi'omi, pp. 111-123, 124-131, 132-145. Cette reproduction est autorisée.

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